The Doors

En à peine cinq ans d'existence, The Doors est devenu l'un des groupes les plus emblématiques de l'histoire du rock ! Composé de Jim Morrison, John Densmore, Ray Manzarek et Robbie Krieger, le groupe s'est formé en juillet 1965, à Los Angeles.

Jim Morrison est né le 8 décembre 1943 à Melbourne, en Floride. C'est à l'université de Los Angeles (UCLA) qu'il rencontre Ray Manzarek. C'est dans cette même ville qu'ils vont débuter dans un club nommé le Whisky A Gogo.

Tout en spiritualité, leur musique sait allier rock et blues, l'orgue de Manzarek lui conférant une certaine originalité. On doit le nom du groupe à Morrison qui souhaitait ouvrir "les portes de la perception" à ceux qui écoutaient The Doors mais aussi à son admiration pour le poète William Blake.

En 1967, c'est le premier album avec l'énorme Light My Fire qui restera comme l'un des plus grands succès et surtout, l'un des chefs-d'oeuvre des Doors. D'autres perlent illuminent ce qui est l'un des meilleurs premiers albums de l'histoire du rock: The End, Crystal Ship, Soul Kitchen, Break On Through.

Le groupe joue en tête d'affiche au Fillmore en 1967 puis publie Strange Days (1968) suivi par Waiting For The Sun l'année suivante. Ce troisième opus est le seul du groupe à se classer numéro 1 outre-Atlantique, quatre mois durant. Il contient notamment Spanish Caravan et Summer's Almost Gone.

Emblème de toute une génération, les Doors sont de fervents leaders du mouvement hippie. Ardents défenseurs du cannabis et envoûtés par la poésie de Jim, les quatre Californiens se retrouvent pourtant très vite pris dans un tourbillon infernal ! Entre violence, sexe, alcool et drogue, ils passent tout près de la catastrophe.

Le chanteur s'est construit un personnage à part ("le Roi Lézard"). Déjà adepte du LSD (dont à cette époque il est courant de dire qu'il ouvre les portes de la perception), Jim Morrison se fait remarquer par son charisme, la lascivité de son jeu de scène, et l'étrangeté poétique de sa musique. Mais le chanteur, qui abuse des drogues et de l'alcool, se fatigue des provocations et se lasse de ses frasques.

En 1970, l'album Morrison Hotel, avec le somptueux Roadhouse Blues, les réhabilite complètement.

L.A. Woman est le point culminant de la formation. Il sort en 1971 et contient notamment Riders On The Storm, véritable synthèse de tout ce que ce groupe savait faire. Love Her Madly, The Wasp et la chanson titre sont autant de bijoux.

En 1971, James Douglas Morrison rejoint Paris avec sa femme et continue d'écrire de la poésie. Il nous reste du chanteur-poète des recueils comme 'La nuit américaine', 'Arden lointain', 'Seigneurs et nouvelles créatures' ou encore 'Prière américaine'. Déprimé et usé par sa vie tourmentée, il décède le 3 juillet 1971, alors qu'il est à peine agé de vingt-sept ans, à Paris. C'est d'ailleurs dans cette même ville qu'il repose. Sa tombe, au cimetière du Père Lachaise, est devenue depuis un véritable lieu de culte et est désormais gardée jour et nuit.

Le trio restant continue jusqu'en 1973 avec deux nouveaux albums. Au total, les Doors ont vendu plus de cinquante millions de disques dans le monde et restent l'une des valeurs sûres chez les disquaires.

Une partie de la formation originale continue de donner des concerts, épaulée par Stewart Copeland, l'ancien batteur de Police, mais sans John Densmore qui refuse catégoriquement qu'elle se fasse appeler The Doors !

Francis Ford Coppola a utilisé le titre The End pour les besoins de son film "Apocalypse Now" et Oliver Stone a transposé la vie du groupe sur grand écran dans "The Doors" en 1990. C'est Val Kilmer qui y campait Jim Morrison, héros incompris, poète de génie et vraie icône psychédélique.
The Doors

# Posté le mercredi 08 février 2006 09:23

Snooker - Stephen Hendry

Snooker - Stephen Hendry
Le snooker

Voici un petit article sur un sport que j'apprécie beaucoup, bien que je n'ai malheureusement pas l'occasion de le pratiquer dans la région; le snooker. J'y ai joué fréquemment lorsque je vivais au Pays-de-Galles.

Le Snooker est une variante du billard inventée par des colons anglais en Inde en 1875. Devenu très populaire au Royaume-Uni, en Irlande, au Canada, en Australie et en Inde. Un grand intérêt pour ce sport est né en Extrême-Orient avec l'entrée dans les classements de joueurs venant de Thaïlande, de Hong Kong et de Chine.

Le snooker est joué sur une table de 1,83 m sur 3,66 m avec six poches, une à chaque coin et une au milieu de chaque côté de la longueur. À une des extrémités de la table se trouve ce que l'on appelle la baulk. Sur cette ligne, la boule jaune (2 points) est sur la droite, la boule verte (3) sur la gauche et la boule marron (4) au milieu. Au milieu exact de la table se trouve la boule bleue (5), et encore plus loin se trouve la rose (6), suivie par les boules rouges, se touchant entre-elles et placées dans un triangle devant la rose, et finalement la boule noire (7). La boule blanche, frappée par la queue de billard peut être placée n'importe où dans le D (le demi-cercle devant la baulk), néanmoins il est normal pour les joueurs de démarrer en plaçant la boule sur la ligne, entre la boule marron et soit la boule verte ou la boule jaune.

Le jeu consiste en deux phases. Dans la première phase, les joueurs doivent jouer une boule rouge (comme cela, frapper la boule blanche et ainsi toucher une boule rouge en premier). Lorsqu'ils ont réussi à mettre une boule rouge dans une poche, ils obtiennent un autre coup, maintenant sur une couleur. Lorsqu'une couleur est empochée, elle est replacée sur la table - si possible sur sa place originale, sinon sur l'emplacement le plus proche, ou si tous les emplacements sont occupés, près de son propre emplacement en ligne droite (perpendiculaire à la 'baulk') tant que c'est possible. Après ceci une autre boule rouge doit être jouée, etc.

Lorsqu'il empoche une couleur, les règles du jeu indiquent que le joueur doit nommer la boule qu'il va jouer ; néanmoins, ceci n'est pas nécessaire pour la plupart des coups parce que le choix est évident. Le choix est habituellement fait seulement pour décider si deux ou plusieurs boules de couleur sont proches ou près d'une même ligne de mire.

Dès que la dernière boule rouge et la couleur suivante ont été jouées, la deuxième phase commence. Dans cette phase, toutes les couleurs doivent être empochées dans l'ordre correct (à savoir : d'abord jaune, puis verte, marron, bleue, rose, et enfin noire).

On marque les points suivants en empochant la boule correcte : soit 1 point pour chaque boule rouge et la valeur de la boule pour les couleurs. On marque également des points si l'adversaire fait une erreur, comme par exemple ; ne toucher aucune boule avec la boule blanche, toucher une couleur en premier lorsqu'une boule rouge devrait être touchée, ou une boule rouge quand une couleur devrait être touchée, ou une mauvaise couleur, empocher la boule blanche, faire sortir une boule de la table. Les pénalités sont au moins de 4 points, la valeur de la boule qui aurait dû être touchée, la valeur de la boule qui était en faute, ou la valeur la plus haute.

Le score le plus haut possible dans un break (nombre d'empochages par coups successifs) qui peut être terminé sans recevoir de pénalité est de 147 ; dans ce cas, le joueur doit empocher la boule noire après chaque boule rouge dans la première phase du jeu. Faire un score de 147 points dans un break simple arrive rarement dans un match.

L'évènement le plus important dans le monde du snooker professionnel est l'Embassy Championnat du monde, tenu chaque année depuis 1927. Le tournoi s'est établi au Crucible Theatre à Sheffield (Angleterre) depuis 1977. En 2005 il fut décidé de prolonger le contrat avec le Crucible Theatre pour 5 ans.

Stephen Hendry

Stephen Hendry est né le 13 janvier 1969, en Ecosse. Il a déjà gagné 68 titres majeurs et plus de 6 millions de livres en tournoi. Son surnom est le Golden Boy. Il dispute cette semaine l'Open de Malte.

Stephen Hendry detient le record de 7 titres de champion du monde. Il a réussi par ailleurs plus de 600 century (break de plus de 100 points) et 8 break royaux (147 pts). Il fut numéro un mondial durant toute la décennie passée.

Bien qu'appréciant d'autres joueurs comme Ronnie O'Sullivan (No 1 actuel), Steve Davis (6 fois champions du monde) ou Jimmy White, Stephen Hendry est mon favori, et étant actuellement numéro deux au classement mondial, je le pense tout à fait bien placé pour remporter un huitième titre mondial en 2006.

# Posté le vendredi 03 février 2006 11:14

Placebo

Placebo
Composé de Brian Molko, à la guitare et au chant, de Stefan Osdal, à la basse et au clavier, et de Steve Hewitt à la batterie, Placebo trouve ses origines au Luxembourg. En effet, le père de Brian, homme d'affaires et banquier, trimbale son fils de pays en pays pour finalement s'établir au Luxembourg. C'est là, pour la première fois, que Brian Molko fait la connaissance de Stefan Osdal, futur bassiste du groupe, sans toutefois vraiment lier amitié avec celui-ci.

Ce n'est que plus tard, alors qu'il suit des études d'art dramatique à Londres, que Brian retrouve dans le métro, par un heureux hasard, son compagnon d'enfance Stefan. Ils deviennent amis et se découvrent de nombreux points communs et notamment la musique. Ils décident alors de fonder un groupe: les Ashtray Hearts avec, à la batterie, Robert Schultzberg, un ami d'enfance de Stefan. Après mûres réflexions, ils décident de rebaptiser le groupe en Placebo.

En 1996, Placebo sort un premier album éponyme, accueilli favorablement par la critique grâce à des titres comme Come Home, Teenage Angst et 36 Degrees. Celle-ci n'hésite d'ailleurs pas à les comparer aux Sonic Youth et même à Nirvana.

Entre temps, ils sont remarqués par David Bowie et Iggy Pop, qui voient en eux les nouveaux emblèmes d'un rock dur et torturé, qui avait disparu depuis de nombreuses années. Mais Placebo fait beaucoup couler d'encre, notamment à cause de son chanteur, au look androgyne et connu pour ses excès de drogues et d'alcools.

En 1998, ils sortent leur deuxième album, Without You I'm Nothing, cap toujours difficile à franchir dans la carrière d'un groupe. On y retrouve des morceaux comme Pure Morning, Every You Every Me, mais aussi et surtout le duo avec David Bowie: Without You I'm Nothing, véritable tube planétaire grâce auquel l'album sera sacré disque d'or dans de nombreux pays et notamment en France et en Belgique. Cet album est plus pop que le premier. On y trouve de nombreuses ballades, mais aussi des morceaux où l'électronique fait son apparition. Résultat: Placebo réussit à imposer son style, un rock pur et dur enjoint de mélancolie.

En octobre 2000, leur troisième album Black Market Music envahit les bacs. Moins plébiscité par le public et la critique, il est toutefois très recommandable.

Il a fallu attendre 2003 pour revoir Brian Molko et sa bande avec Sleeping With Ghosts, album un peu plus éléctro ayant divisé les fans, sans pour autant nuire à la réputation du groupe. Placebo profita de la tournée qui suivit la sortie de l'album pour enregistrer son premier DVD Live à Paris, Soulmate Never Die, avec notamment un duo d'anthologie avec Frank Black (Pixies, The Catholics à l'époque) sur Where Is My Mind et une version française de Protect Me From Want I Want, inédite auparavant.

L'année suivante le trio sorti une compilation de ses singles, Once More With Feeling, avec un DVD comprenant l'ensemble de ses clips.

Le nouvel album de Placebo est attendu pour Mars 2006...

Et surtout, Placebo est attendu cette année au Paléo Festival de Nyon, pour la soirée du samedi 22 juillet !

# Posté le lundi 30 janvier 2006 16:17

André Hartman

André Hartman
André Hartman est probablement le plus célèbre expert des grands requins blancs. Vous le savez peut-être, le grand requin blanc est mon animal favori, celui pour lequel j'ai le plus d'admiration, un animal présent sur la Terre bien avant les dinosaures !

André vit en Afrique du Sud, un des endroits du globe où l'on rencontre le plus facilement le grand requin blanc, espèce malheureusement de plus en plus rare.

Il existe quatre cent espèces de requins peuplant nos océans; le grand blanc est certainement le plus impressionnant, bien qu'il ne soit pas le plus grand, il peut toutefois mesurer plus de 6 mètres et peser trois tonnes !

Nous devons toutefois à André Hartman d'avoir balayé tous les à-priori concernant cet animal. André plonge librement, sans cage, avec des requins, nous présentant parfois de véritables ballets aquatiques. Il n'est pas rare de le voir également "caresser" le museau d'un grand requin blanc, et ainsi hypnotiser littéralement l'animal. Il n'a bien sûr pas appris tout ça à l'école, mais simplement à force d'observer le squale. Il est aujourd'hui le plus grand spécialiste de ce seigneur des océans, si peu connu, si peu approché mais tant redouté.

Il existe notamment un document extraordinaire, réalisé par Benoît Multigner, présentant parfaitement bien André; "l'Ami du Grand Requin Blanc" Je l'ai regardé de nombreuses fois et ne m'en lasserai jamais.

La photo illustrant mon petit article a par ailleurs été prise par Benoît, et publiée avec son accord. J'ai eu le plaisir de rencontrer, en attendant de pouvoir un jour rencontrer également André, avec lequel mes échanges se résument, depuis de nombreux mois, uniquement à des e-mails. Un jour peut-être, pourrai-je me rendre en Afrique du Sud.

# Posté le mardi 24 janvier 2006 14:09

Modifié le mercredi 25 janvier 2006 02:35

Danny Elfman

Danny Elfman
Danny Elfman est l'un des compositeurs de musique de film les plus géniaux de son temps ! Il est évidemment le compositeur attitré du génial réalisateur Tim Burton, à l'univers gothique et féérique si extraordinaire. La musique d'Elfman est à l'image des créations de Burton : originale, fantasque, riche et colorée, joyeuse ou grinçante, etc... Burton a permis à Elfman de développer un style très personnel qui s'avère être l'un des plus originaux dans le milieu, et inversement, la musique d'Elfman crée des ambiances uniques et géniales dans les films de Burton ! Elfman est l'un des rares compositeurs issus du rock a avoir réussi dans la musique de film avec autant de génie.

Elfman est particulièrement doué pour les "Main Titles" de ses BO. Ses ouvertures sont toujours monumentales, pleines d'inspiration et très dynamiques... Un vrai maestro dans le genre !

Danny Elman est né le 29 Mai 1953 au Texas, dans la petite ville d'Amarillo, semble-t-il. Tout d'abord musicien, composeur et chanteur au sein du groupe Oingo Bongo (entre 1979 et 1995), c'est en 1980 qu'il entreprends sa première musique pour une oeuvre cinématographique : Forbidden Zone, le premier film réalisé par son frère Richard Elfman. Mais c'est en 1985 que Danny Elfman se lance pour de bon dans la création de bandes originales de films avec Pee Wee's Big Adventure, le premier film de Tim Burton. C'est le début d'une des plus fructueuses collaboration entre un compositeur et un réalisateur, riche en genre et en styles, mais surtout riche d'une imagination débordante des deux côtés ! Danny Elfman composera donc, par la suite, toutes les BO des films de Tim Burton (à l'exception de Ed Wood) : Beetlejuice et Batman en 1989, puis le chef d'oeuvre inégalé de Burton, Edward aux Mains d'Argent, en 1990.

Edward Scissorhands (Edward aux Mains d'Argent) est la BO qui a véritablement lancé Danny Elfman et a fait connaître son style unique au grand public ! Le thème principal, très "conte de fées", est magnifique, et colle très bien à l'ambiance si particulière de ce chef d'oeuvre de Tim Burton ! Le second thème, celui d'Edward, et vraiment très émouvant et d'une grande beauté, traduisant la naïveté attachante du personnage d'Edward. La musique, présente quasiment tout le long du film, est l'élément essentiel de l'ambiance du film et de son efficacité. Une immense BO, à l'image du film de Burton qui est absolument fantastique !

En 1992, il compose successivement deux de ses meilleures BO : Batman, le Retour (réalisé par Tim Burton) et L'Étrange Noël de Monsieur Jack (produit par Tim Burton), deux béos phares radicalement différentes dans leur approche musicale mais qui brillent toute deux d'un génie mélodique et rythmique sans précédent.

Toujours très demandé pour composer les musiques de films adaptés des comics américains, Elfman a également écrit la BO de Hulk (Ang Lee, 2003), après le rejet du compositeur Mychael Danna sur la production. L'influence de Danna s'y fait malgré tout ressentir (ambiances arabisantes un peu tout le long), mais le génie d'Elfman est bien là, avec un thème langoureux très efficace, et beaucoup d'autres subtilités qui en font un score donc la qualité surpasse de loin celle du film...

Danny Elfman a également composé les thème de quelques séries TV assez connues, telles que Les Contes de la Crypte, et surtout le générique de la célèbrissime série américaine d'animation réalisée par Matt Groening : Les Simpsons !

Récemment il composa la musique des Noces Funèbres, de Tim Burton.

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 16:44